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Escadrilles
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L’escadrille 2S occupe une place importante dans l’histoire de l’Aéronautique navale française. Une première 2S est créée à Arzew en 1943 avec des Latécoère 298 issus de la 4S ; elle participe ensuite à la surveillance maritime avant d’être dissoute à Hourtin en juin 1946.Le nom 2S est ensuite repris en 1955 par une autre unité, issue de la 1S, avant d’être à son tour transformée en flottille 24F en 2000.
Cette filiation montre la continuité des traditions et des missions de surveillance, de transport léger et de service public au sein de l’aéronautique navale. Ainsi, la 2S symbolise à la fois l’héritage des unités de guerre et l’évolution des escadrilles de soutien de la Marine nationale.
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L’escadrille 3S est créée le 1er avril 1945 à partir du personnel et du matériel de la 2S. D’abord installée à Immenstaad, elle est chargée de missions de surveillance du lac de Constance avant d’être dissoute en janvier 1946.
Réarmée en 1946, la 3S s’implante ensuite à Cuers, puis à Hyères à partir de 1967, où elle poursuit ses missions de surveillance maritime avec différents aéronefs, dont les Laté 298, MD 312, Nord 262 et Xingu. L’escadrille est finalement dissoute le 31 mars 2000.
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L’escadrille 9S de l’Aéronautique navale française trouve son origine en Indochine, où elle est constituée à Cat-Laï le 30 septembre 1950 avant d’être dissoute le 1er avril 1952. Recréée le 1er mai 1957, elle est alors stationnée à La Tontouta, en Nouvelle-Calédonie. De 1969 à 1975, elle prend le nom de « Section de Liaison de Nouvelle-Calédonie », puis elle est dissoute le 31 août 2000, ses missions étant reprises par la flottille 25F.
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L’histoire de la 10S est intimement liée à celle du Centre d’Expérimentations Pratiques de l’Aéronautique navale (CEPA), créé en 1916 pour expérimenter les aéronefs, leurs équipements et leur armement. Elle accompagne notamment les débuts de l’aviation embarquée, avec le premier appontage réalisé par le lieutenant de vaisseau Paul Teste sur le Béarn en 1920. Après la Seconde Guerre mondiale, une section d’essais du CEPA est recréée à Hyères en décembre 1944 et devient officiellement l’escadrille 10S le 1er juillet 1945.
Installée à Saint-Raphaël à partir de 1946, elle expérimente de nombreux avions et hélicoptères, ainsi que leurs équipements et systèmes d’armes. Elle devient progressivement un outil essentiel pour la mise au point et la validation des matériels de l’Aéronautique navale.
En 1973, la 10S est dissoute et remplacée par une section d’expérimentation et de soutien du CEPA. Elle retrouve son statut d’escadrille en 1986, puis fusionne avec la 20S en 1991.En 1995, la fermeture de la BAN de Fréjus-Saint-Raphaël entraîne le regroupement de la 10S et de l’ERC (Escadrille de Réception et de Convoyage) à Hyères. Elles forment l’ERCE/10S, chargée notamment du soutien en vol des expérimentations du CEPA.
Enfin, en 2001, l’ERCE/10S fusionne avec le CEPA pour donner naissance au CEPA/10S. L’unité assure depuis les essais, expérimentations, réceptions et convoyages des aéronefs et équipements de la Marine, en lien avec la DGA et les industriels. Elle demeure aujourd’hui un acteur majeur de l’innovation aéronavale. En 2026, le CEPA / 10S fête ses 110 ans.
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Créée au sein de l’Aéronautique navale, l’escadrille 11S a longtemps assuré des missions de transport, de liaison et de soutien au profit de la Marine et de ses unités aéronautiques. Son activité est notamment associée à la Base d’aéronautique navale de Dugny, en région parisienne.
Au fil de son existence, la 11S met en œuvre différents appareils de transport et de liaison, dont le Nord 262 puis le Xingu. Ces aéronefs permettent d’assurer des missions de liaison entre les différentes implantations de la Marine, le transport de personnels et de matériels ainsi que diverses missions de soutien opérationnel.
La 11S constitue ainsi un maillon discret mais essentiel de l’organisation de l’Aéronautique navale, en assurant les liaisons indispensables au fonctionnement des forces et des établissements de la Marine.À la fin des années 1990, la réorganisation de l’Aéronautique navale conduit à sa dissolution. La 11S est officiellement dissoute en juillet 1997. Ses Xingu sont alors répartis entre les escadrilles 2S et 3S, tandis que la BAN Dugny change de statut et devient un Établissement d’Aéronautique navale (EAN).
Ainsi, après plusieurs décennies de service, la 11S disparaît en 1997, laissant la continuité de ses missions de transport et de liaison aux nouvelles structures de l’Aéronautique navale.
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L’escadrille 12S est une unité de patrouille maritime de l’Aéronautique navale française, dont l’histoire commence pendant la Seconde Guerre mondiale. Héritière de la 3S6, elle est créée une première fois en 1940 avec des hydravions torpilleurs Latécoère 298, mais est dissoute après seulement deux mois. Elle renaît en 1946 à Agadir, sous le numéro 22S, puis reprend l’appellation 12S en 1953. Basée à Cuers puis à Saint-Mandrier, elle met successivement en œuvre des Catalina, Junkers Ju 52, Noroît et Short Sunderland, assurant des missions de surveillance maritime et de lutte anti-sous-marine.
Elle joue également un rôle important dans la formation des équipages de l’Aéronautique navale à la guerre anti-sous-marine. Elle est dissoute en 1960. Réactivée en 1969 à Lann-Bihoué, la 12S est équipée de Lockheed P2V-7 Neptune et assure principalement le soutien et la surveillance du Centre d’essais des Landes à Biscarrosse.
En 1972, elle rejoint la Polynésie française, d’abord à Hao, pour participer à la surveillance du Centre d’expérimentation du Pacifique (CEP). Après 1974, elle s’installe à Tahiti-Faa’a. En 1982, une Alouette III complète ses moyens, tandis que les Neptune sont remplacés par des Falcon 200 Gardian.
La 12S est finalement dissoute en 1984, donnant naissance à la flottille 25F.
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L’histoire de la 20S débute le 15 avril 1946 à Saint-Mandrier, où elle est créée pour assurer les missions de secours maritime (SAMAR). Équipée notamment de Dornier Do 24, elle est ensuite basée à Aspretto, en Corse, jusqu’à sa dissolution en février 1950.En mars 1954, une section hélicoptères de l’escadrille 10S est constituée à Saint-Raphaël.
Elle devient officiellement la 20S le 1er février 1956, avec pour vocation l'expérimentation, la mise au point et l'emploi des voilures tournantes. Installée à la BAN de Fréjus-Saint-Raphaël, la 20S joue un rôle majeur dans le développement des hélicoptères de la Marine. Elle met successivement en œuvre des Alouette II et III, HSS-1, Super Frelon et Lynx, participant notamment aux essais, à l'entraînement des équipages et au développement des techniques de lutte anti-sous-marine, de sauvetage et de transport.La 20S contribue également à la formation des équipages destinés aux nouvelles unités, notamment lors de la création de la 27S en 1967, destinée à mettre en œuvre les Super Frelon au Centre d'expérimentations du Pacifique.
Après 35 années d’existence sous sa forme hélicoptères, l’escadrille 20S est dissoute le 1er février 1991 et ses activités sont intégrées à l’escadrille 10S. Elle aura ainsi largement contribué au développement et à l’expérimentation des hélicoptères au sein de l’Aéronautique navale.
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La première escadrille 22S est créée le 1er janvier 1946 à Agadir, dans le cadre des missions de secours maritime (SAMAR). Équipée de PBY-5A Catalina, elle assure des missions de surveillance et de sauvetage en mer. En 1951, elle rejoint Cuers puis Aspretto. Le 20 janvier 1953, elle est dissoute et reprend l’appellation 12S.
La 22S renaît le 1er août 1964 à Lanvéoc-Poulmic, cette fois comme unité d’hélicoptères. Elle met en œuvre des Alouette II puis Alouette III, et devient progressivement une unité spécialisée dans le soutien et la formation des équipages d’hélicoptères de la Marine.
En 1976, elle prend officiellement la double appellation « ESHE et 22S », l’École de spécialisation sur hélicoptères embarqués étant intégrée à l’escadrille. Sa mission principale devient notamment la formation des pilotes au vol et aux opérations à partir des bâtiments de la Marine, ainsi que le soutien des unités et les détachements embarqués.Durant ses dernières décennies, la 22S participe à de nombreuses missions outre-mer et à bord des bâtiments de la Marine.
Elle utilise principalement les Alouette III, complétées par des EC120 Colibri puis des Dauphin. Une Alouette III est notamment détachée de façon permanente sur la frégate Prairial à partir de 1999.
Après près de 57 ans sous sa seconde forme, l’escadrille 22S est dissoute le 29 janvier 2021 et donne naissance à la flottille 34F, perpétuant ainsi ses missions d’hélicoptères embarqués.
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L’escadrille 23S est créée le 1er juillet 1954 à Saint-Mandrier, où elle restera basée pendant toute son existence. Initialement équipée d’hélicoptères HUP-2, elle a pour missions principales le sauvetage maritime, le soutien des forces navales et les missions de sécurité au profit des porte-avions.
À partir de 1957, les HUP-2 sont progressivement remplacés par des Alouette II, puis par des Alouette III à partir de 1963. La 23S participe notamment aux missions « Pedro », destinées à assurer la sécurité des aéronefs et de leurs équipages lors des opérations aéronavales. Elle fournit également des détachements à bord des porte-avions Arromanches, Clemenceau et Foch, ainsi que sur différents bâtiments de la Marine.Au cours des années 1960 et 1970, la 23S contribue aux opérations outre-mer, notamment dans le Pacifique, et assure le soutien des forces navales en Méditerranée. Elle participe également aux grandes campagnes de la Marine et aux missions Jeanne d’Arc.Dans les années 1990, l’escadrille reçoit des Dauphin, qui viennent compléter puis remplacer progressivement les Alouette. Elle participe alors aux missions de sauvetage maritime (SECMAR/SAR) et aux opérations embarquées, notamment lors de l’opération Salamandre en 1990 dans le contexte de la guerre du Golfe.
Après 45 années de service, la 23S est dissoute le 1er octobre 1999 à Saint-Mandrier. Avec la flottille 33F, elle donne naissance le même jour à la flottille 35F, perpétuant une partie de ses missions de sauvetage et de service public.
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